L'héritage horloger franco-suisse

Damoiselle D est née et a grandi au coeur du berceau de l'horlogerie. Elle puise sa force et son savoir-faire dans l'histoire de l'arc jurassien qui recouvre la frontière franco-suisse.

 

C'est au XVIIIe siècle que l'horlogerie est apparue à Besançon où une corporation d'horlogers s'est établie. La proximité du Jura, du Haut-Doubs et de la Suisse où le monde rural s'organise pour la production de pièces horlogères explique en partie cette activité locale. Les ébauches de mouvements fabriquées par Japy à Beaucourt (1776) sont aussi demandées par les horlogers suisses et cela ressert encore les liens et les échanges entre ces pays voisins.

 

Laurent Mégevand, originaire de Genève, fonde, en 1793, la Manufacture d'Horlogerie Française, à Besançon et ouvre de nombreux ateliers de sous-traitance. Les horlogers suisses (400 -700 immigrés originaires de Porrentruy, de Genève, du Locle, de Neuchâtel), frappés par le chômage, s'installent dans la capitale comtoise. L'industrie horlogère est lancée à Besançon, et sera reconnue dans toute la France moins d'un siècle plus tard.

 

A l'initiative d'Alphonse Delacroix (1807-1878), architecte et archéologue), L'exposition universelle de 1860 s'est déroulée à Besançon afin de promouvoir l'industrie horlogère, très présente dans la région, ainsi que les arts locaux. La ville devient à l'époque la Capitale de la montre française.

 

Une école d'horlogerie est fondée à Besançon en 1861.

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